Archives pour la catégorie Histoire-géographie

Le temps…comme espace

Le temps des dominations coloniales…les traces du passé – Etapes 2 et 3

La seconde séance permet de réfléchir aux manifestations de la puissance européenne et aux conséquences sur les territoires et pour les populations concernées notamment à travers des extraits vidéo de Afrique(s), Une autre histoire du XXe siècle de Elikia M’Bokolo et Alain Ferrari
où alternent images d’archives et témoignages de témoins et d’acteurs du présent.

dvd_afriquesCette réflexion met en évidence la mise en valeur, l’exploitation et le bouleversement des économies et des sociétés indigènes.

Trace écrite

organigramme 2Enfin la dernière séance permet de mobiliser l’ensemble des connaissances acquises autour de l’étude d’un document iconographique : Les colonies françaises, couverture de cahier scolaire de G. Daschner vers 1900.

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Le temps des dominations coloniales…les traces du passé – Etape 1

En histoire, la séquence est conçue pour permettre à la fois une approche contextualisée de la colonisation, notamment à travers l’exposition coloniale de 1931, mais également une réflexion sur la permanence de stéréotypes dans la relation des occidentaux à « l’autre ».
C’est une façon d’appréhender les traces du passé encore vivaces.

La première séance confronte les représentations et les réalités de la colonisation pour comprendre comment les Européens se représentaient / se représentent les colonisés.

Pour lancer la séance, nous démarrons par un article de presse relatant les réactions suscitées par l’exposition « Exhibit B. » présentée au Cent Quatre à Paris.

Montrée à Avignon en 2013, puis au Cent Quatre à Paris, et ailleurs dans le monde, la pièce-performance Exhibit B, du Sud-Africain Brett Bailey, a été annulée à Londres en septembre, avant d’être perturbée au théâtre Gérard-Philipe (TGP) de Saint-Denis la semaine dernière. Une partie des représentations de jeudi a été empêchée par des manifestants, les suivantes se sont déroulées sous protection policière durant le week-end. De quoi parle cette pièce ? «Exhibit B est une installation-performance en douze tableaux vivants qui dénonce des actes commis, d’une part, en Afrique, pendant la période coloniale, et, d’autre part, aujourd’hui, en Europe, envers certains immigrés africains. Un pan occulté de notre histoire, dont les constructions idéologiques racistes perdurent jusqu’à nos jours», indique le site du CentQuatre, qui accueille à nouveau la pièce la semaine prochaine.
Les spectateurs déambulent dans ce qui rappelle un zoo humain colonial, où des acteurs noirs parfois nus, muets, les suivent du regard. Dès avant la reprise de l’installation au TGP, une pétition du collectif «Contre Exhibit B» avait circulé, signée par plus de 23 000 personnes, demandant l’annulation des représentations : «L’exposition met en scène des Noirs enchaînés et dans différentes positions dégradantes. […] Les figurants noirs sont embauchés dans chaque ville où l’exposition est présentée, et les spectateurs payent pour visiter un à un les Noirs, qui restent silencieux et immobiles. […] Nous voulons exprimer notre opposition indignée à cet événement raciste.»
Extrait de l’article de eric Loret, «Exhibit B», l’antiracisme en actes, Libération, 1 dec 2014

Peu à peu les réactions des uns et des autres fusent et des questions émergent : pourquoi cette vision des autres ? D’où vient-elle ? Pourquoi ce malaise ? Pourquoi ces questions historiques ont-elles encore un écho aujourd’hui ? etc.
La recherche d’information s’effectue à partir d’une série de documents centrés sur l’exposition coloniale de 1931 et la trace écrite s’élabore progressivement sous la forme d’un organigramme.

Quelques exemples de documents :  Extraits manuels scolaires des années 20

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Affiche officielle de l’exposition coloniale             Carte postale

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Plan de l’exposition coloniale

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nénuphar

f70.highresMozambique. Soldats landins des colonies et deux marimbas

paul reynaud

Trace écrite

organigramme 1

Théâtraliser le Temps ! (1)

Mardi 16 décembre, nouveau temps fort autour du Temps

Les enseignants engagés dans le projet sont là et surtout, nous accueillons pour la première fois ensemble Youlia Zimina, metteure en scène,et Hugo Paviot, auteur, qui interviendront pour la semaine de création d’avril.

Les enjeux de cette séance ?

– Rappeler les points abordés dans chaque matière et faire des liens entre les disciplines,

– Découvrir nos deux intervenants et leurs points de vue sur la question du temps au théâtre,

– Et le plus important, réfléchir collectivement aux thèmes que les élèves souhaitent aborder, aux chemins à prendre..

Petits rappels, donc !

On extirpe des mémoires les souvenirs et voilà ce que cela donne !

En art contemporain

Piscigraphie/ Pisciphonie  …INSTANT…RÉPÉTITION…CYCLE

Au théâtre

OuzDEUX EPOQUES…CONCORDANCE DES TEMPS…LA BIBLE…TEMPS DU MYTHE

Tratando de hacer una obraRÉVOLUTION…DEUX TEMPORALITÉS…PERSONNELLE ET EXTÉRIEURE…TEMPS FIGE…

Playhouse...TEMPS FORTS D’UNE VIE…INSTANTS COLLES LES UNS AUX AUTRES… UN MONDE SANS TEMPS… SANS DURÉE

En histoire

Evénement…

« ça marque » « ça reste dans l’histoire »…un changement

ça s’inscrit dans un temps linéaire… s’explique par un passé, dessine et éclaire l’avenir

Des témoins des contemporains de l’évènement >> une mémoire, des témoignages.

Un historien face à l’événement >> analyse l’événement en exploitant les différents témoignages et matériaux

Les médias >> pointent et amplifient l’événement

En géographie

La marque du temps dans les paysages

Les transformations des paysages >> traces du passé, du temps qui passe et de l’avenir. >> des strates de temps qui se superposent

Les processus longs se lisent dans les paysages >> industrialisation/ désindustrialisation ( un temps plus cyclique)

En français

Le temps tragique

Le temps du destin…tout tracé.

Échapper au Temps…Œdipe tente de vaincre le temps mais le temps l’a déjà rattrapé, dépassé

Le temps de la scène… deux temps distincts...un rythme de dialogue très rapide mais un temps de l’énigme qui se dilate.

Le temps classique…un acte et la durée d’une bougie…

SES

Les quatre grands paradigmes

– néoclassiques : le temps n’existe pas, pas d’histoire, pas de temps.

– chez les marxistes : l’économie s’inscrit dans l’Histoire, les conflits sont le moteur de l’histoire.

– institutionnalistes : contextualisation ,le pouvoir est à la fois le produit d’une histoire et s’inscrit dans un contexte .

– Keynes : le temps est fondamental (incertitude)

Sans titreEn sociologie

Pas de temps objectif.

Les enjeux politiques organisent le temps

Le temps s’accélère

En mathématiques

Le paradoxe de Zenon

L’homme rattrape-t-il la tortue ?

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Distance...temps/ Espace

Avec l’infiniment petit, le temps devient éternel…« ça ne s’arrête jamais »… »de petite chose en petite chose, on atteint l’infini »

En philosophie

Temps objectif/ Temps subjectif

Conscientiser le temps…Mais qu’est-ce que cela signifie ?

Déjà, des liens se tissent entre certaines notions, on voit que les disciplines des uns et des autres sont poreuses, même si, comme le fait remarquer Sandrine, les mots peuvent avoir des sens différents…L’événement de l’histoire n’est pas celui du roman et la notion d’objectivité en mathématiques et en philosophie pose des questions différentes…

Le temps de l’événement: le 6 février 1934

Diapositive7DÉPOSITIONS DEVANT LA COMMISSION

Après la lecture d’articles sur l’événement,

les élèves ont reconstitué les dépositions devant la commission chargée d’enquêter sur le 6 février 1934

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Le député de Magnicourt, député de droite a fait la déposition suivante
Je viens dénoncer les faits tragiques et intolérables qui se sont déroulé ce 6 février 1934 à l’occasion de la manifestation organisée au Palais Bourbon par la ligue des contribuables, l’union des combattants ainsi que des organisations d’extrême droite indignées par ce gouvernement de crapules présidé par un escroc. Des éléments communistes et socialistes venus saccager Paris ont troublé le bon ordre de cette manifestation patriotique.

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M. Léon Blum, député socialiste
Les manifestants sont les victimes collatérales de l’escroquerie de Stavisky qui a entraîné une crise financière importante. La ligue des contribuables et l’union des combattants faisant partie d’autres associations d’extrême droite décident le 6 février de marcher jusqu’au Palais Bourbon afin de manifester contre le nouveau président du conseil Daladier qui a révoqué le préfet- de police et décida de ne pas augmenter les pensions des anciens combattants en raison de la crise économique et les hauts fonctionnaires soupçonnés d’être complices de cette escroquerie et de tout faire pour étouffer l’affaire.
Aujourd’hui, je viens apporter à mon tour mes soupçons quant à un coup monté de l’extrême droite qui lança les rumeurs quant à la complicité des hauts fonctionnaires de l’état, et d’avoir profité de la révocation du préfet de police par Edouard Daladier pour entraîner les associations d’extrême droite. On a fait d’eux les instruments et les complices inconscients d’un coup de force fasciste.

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Pierre Unrik, journaliste communiste
Les fascistes et les communistes étaient dans la rue pendant que Daladier était à la Chambre. Les gens voulaient dénoncer l’injustice et mes magouilles mais la foule était manipulée, endoctrinée, car le vrai ennemi c’est le capitalisme, pas le parlement. La presse a fait ses choux gras des crapuleries de Stavisky. Les provocations fascistes (projectiles, coups de feu, lynchage) ont été encouragées par la police. Les forces de l’ordre ne réagirent pas puis se mirent à tirer tard dans la nuit.

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Lieutenant de Police W
Le lieutenant de police W évoque les moyens mis pour rétablir l’ordre et protéger l’assemblée. D’abord, la police s’est appuyée sur les pompiers pour disperser les manifestants au moyen de lances à incendie. La foule ne se calmant pas et comme elle lançait des pavés et des projectiles sur les forces de l’ordre stationnées sur le pont de la Concorde, des coups de semonce ont été tirés. Des tirs hostiles ont alors répondu et le feu a été ouvert sur les gardiens de la paix qui se replient et ripostent. Dans son témoignage il insiste sur la violence, la foule incontrôlable, le grand désordre qu’il qualifie d’apocalypse.

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