Le temps des dominations coloniales…les traces du passé – Etape 1

En histoire, la séquence est conçue pour permettre à la fois une approche contextualisée de la colonisation, notamment à travers l’exposition coloniale de 1931, mais également une réflexion sur la permanence de stéréotypes dans la relation des occidentaux à « l’autre ».
C’est une façon d’appréhender les traces du passé encore vivaces.

La première séance confronte les représentations et les réalités de la colonisation pour comprendre comment les Européens se représentaient / se représentent les colonisés.

Pour lancer la séance, nous démarrons par un article de presse relatant les réactions suscitées par l’exposition « Exhibit B. » présentée au Cent Quatre à Paris.

Montrée à Avignon en 2013, puis au Cent Quatre à Paris, et ailleurs dans le monde, la pièce-performance Exhibit B, du Sud-Africain Brett Bailey, a été annulée à Londres en septembre, avant d’être perturbée au théâtre Gérard-Philipe (TGP) de Saint-Denis la semaine dernière. Une partie des représentations de jeudi a été empêchée par des manifestants, les suivantes se sont déroulées sous protection policière durant le week-end. De quoi parle cette pièce ? «Exhibit B est une installation-performance en douze tableaux vivants qui dénonce des actes commis, d’une part, en Afrique, pendant la période coloniale, et, d’autre part, aujourd’hui, en Europe, envers certains immigrés africains. Un pan occulté de notre histoire, dont les constructions idéologiques racistes perdurent jusqu’à nos jours», indique le site du CentQuatre, qui accueille à nouveau la pièce la semaine prochaine.
Les spectateurs déambulent dans ce qui rappelle un zoo humain colonial, où des acteurs noirs parfois nus, muets, les suivent du regard. Dès avant la reprise de l’installation au TGP, une pétition du collectif «Contre Exhibit B» avait circulé, signée par plus de 23 000 personnes, demandant l’annulation des représentations : «L’exposition met en scène des Noirs enchaînés et dans différentes positions dégradantes. […] Les figurants noirs sont embauchés dans chaque ville où l’exposition est présentée, et les spectateurs payent pour visiter un à un les Noirs, qui restent silencieux et immobiles. […] Nous voulons exprimer notre opposition indignée à cet événement raciste.»
Extrait de l’article de eric Loret, «Exhibit B», l’antiracisme en actes, Libération, 1 dec 2014

Peu à peu les réactions des uns et des autres fusent et des questions émergent : pourquoi cette vision des autres ? D’où vient-elle ? Pourquoi ce malaise ? Pourquoi ces questions historiques ont-elles encore un écho aujourd’hui ? etc.
La recherche d’information s’effectue à partir d’une série de documents centrés sur l’exposition coloniale de 1931 et la trace écrite s’élabore progressivement sous la forme d’un organigramme.

Quelques exemples de documents :  Extraits manuels scolaires des années 20

Image1Image2

Affiche officielle de l’exposition coloniale             Carte postale

Image6Image5

Plan de l’exposition coloniale

Image4

nénuphar

f70.highresMozambique. Soldats landins des colonies et deux marimbas

paul reynaud

Trace écrite

organigramme 1

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