Les Culs de Plomb…L’auteur-metteur en scène a-t-il vraiment pensé à tout ça ?

Etape 2

Le temps nous est compté ! En une heure, il nous faut:

– regarder l’extrait vidéo de la scène analysée en classe

– la comparer aux propositions de Yasmine et Nicolas

– la commenter

…et se préparer à la venue de celui qui nous dira si nous avons suivi ses pas !

On note toutes nos remarques en vrac…et voilà ce que ça donne !

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Un tableau touffu et bien rempli qui rend compte de nos interprétations les plus folles !

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A peine a-t-on réfléchi au sens de la scène que voilà l’auteur qui débarque ! Les mots qui fusaient, tout d’un coup, se font timides, la parole disparaît.

Le metteur en scène commente cependant les idées émergées, validant certaines, s’étonnant d’autres et la prof que je suis n’est pas la dernière à avoir émis des hypothèses qui ne correspondent pas à l’intention de l’artiste. Les élèves s’en amusent…ce n’est pas tous les jours que l’on peut confronter une analyse d’œuvre à son auteur.

Le temps qui sépare les époques, est bien, comme l’a suggéré Wendy, figuré par l’obscurité qui tranche entre les deux couloirs lumineux.

Hugo précise également que les costumes, aux couleurs vives et tranchant avec la nudité du plateau, sont volontairement anachroniques ce qui donne l’impression que les personnages évoluent dans un espace-temps imaginaire, celui du cerveau d’Alex.

La timidité initiale est rompue, et les questions viennent…sur le métier d’auteur, de comédien, sur les choix de mise en scène…

Le thème de la pièce, également, est source d’interrogations. Comment choisit-on son sujet ? Combien de temps (encore et toujours !) met-on à l’écrire ?

DSC_1212Hugo explique que la création dure en moyenne cinq ans, entre l’émergence de l’idée et le point final mettant un terme à la phase d’écriture. C’est comme dans une cocotte, ajoute-t-il, on mélange les ingrédients, on ajoute , et au bout d’un certain temps, cela bouillonne, cela siffle,  l’histoire doit sortir.

Vit-on du métier d’auteur ? Connaissez-vous la censure ? On déborde le thème initial, et pourtant nous sommes au coeur du sujet. Après Brecht et son Galilée, on aborde la question de ce qui constitue l’engagement en littérature.

Au terme de cette séance, on retiendra que…non l’auteur-metteur en scène n’a pas pensé à tout ça…mais il a pensé à beaucoup de choses et, souvent, à des éléments que l’on avait pas repérés.

Mais cela nous empêche-t-il de poursuivre notre travail interprétatif ? Car les mots de l’auteur, les intentions du metteur en scène leur échappent à partir du moment où ils les offrent au regard d’un lecteur ou d’un spectateur.

C’est la beauté du théâtre, chacun y voit un morceau de soi.

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