Playhouse !

10473184_853806361317584_8107260178258692150_nMercredi 19 novembre, la salle commune du microlycée n’existe plus: c’est une scène de théâtre où va se dérouler pendant une petite heure une vie de couple en accéléré, Playhouse, une pièce de Martin Crimp, mise en scène par Rémy Barché.

Des microscènes qui créent un effet loupe sur les travers du quotidien. Du premier appartement que l’on aménage avec l’exaltation des biens communs, du canapé au frigo en passant par la table basse, aux émois amoureux que l’on joue (surjoue ?) face à l’autre, aux relations de voisinage…nous nous y retrouvons tous. Pourtant, ce qui frappe, c’est l’artificialité assumée des personnages. Elle rose bonbon, lui, bleu layette incarnent Barbie et Ken dans une vie qu’ils rêvent plus qu’ils ne la vivent.

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 Par ailleurs, concernant le Temps, puisque c’est le sujet qui nous occupe, difficile de mesurer la durée de ce couple. Les pastilles d’existence s’enchaînent, ponctuées d’un gong qui marque l’ellipse. Mais combien de temps dure chaque ellipse ? Le mystère reste entier. Au fond, peut-être est-ce une manière de dire qu’en amour, la durée ne fait pas l’histoire. Brassens le disait bien « Toutes les joies tous les soucis / Des amours qui durent toujours, / On les retrouve en raccourci/ Dans nos petites amours d’un jour. »

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Playhouse, comédie acide sur le couple et les masques changeants que l’on porte au quotidien face à l’autre, nous offre des instantanés du temps présent, ce temps qu’il faudrait vivre pleinement en étant soi et que pourtant, souvent, on ne peut supporter qu’en incarnant un faux-soi pour se conformer à l’autre mais aussi à l’image qu’on voudrait avoir de soi.

DSC_1146La rencontre avec Rémy Barché et ses comédiens qui clôt le spectacle nous amène à discuter de ces questions, de la véracité des situations dans lesquelles plusieurs élèves de la classe se sont reconnus, et, en même temps, du jeu particulier des acteurs, avec une diction accentuée -comme le fait remarquer Yohan.

Rangeant les décors, on se dit que la question du masque est symbolisée jusque dans le travestissement de la salle commune en lieu de spectacle. Un temps, notre lieu de vie quotidien est devenu un espace théâtral. Et de ce passage magique, il restera des traces indélébiles…

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Finissons en musique avec le grand Georges !

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